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II. MESSAGERS

Acrylique sur toile

(60cmx50cm)

Janvier 2016

 

 

(Et du fond de la nuit ténébreuse voici qu'enfin accourt le Messager)

 

 

J'ai tant guetté l'aube

Tant usé mes yeux mes oreilles et mes sandales

Et maintenant de ma bouche sortent des sons d'une langue étrangère

Je n'ai plus soif ni faim de ce qui jadis pouvait me rassasier

 

 

Le jour vient

Jamais plus je ne gravirai les remparts des cités d'infortune

Que des dieux inconstants me donnaient à veiller

Or et pourpre dont ils aiment à se vêtir les rendraient-ils plus aimables

Plus humains

 

 

Messager retourne à ton destin de messager

Plus écervelé qu'un oiseau  Plus rivé à ta tâche qu'un Sisyphe

Car tu n'as jamais rien su de ce qu'il advient pour chaque homme à sa naissance

 

 

"Moi, je veux dire à qui sait et oublier pour qui ne sait pas."

(Eschyle, le Veilleur , Agamemnon)

 

JBD